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Tourisme Périgord Vert

Art roman en Pays Nontronnais

S’il est des régions où la visite de quelques édifices suffit à faire connaître le type de leurs édifices religieux, ce n’est vraiment pas le cas dans le Pays Nontronnais. 

En effet, ce pays ne comporte pas d’églises archétypes d’où découlent les autres. Il compte d’ailleurs peu de grandes églises, mais une multitude d’églises rurales, de petites dimensions, généralement implantées en plein cœur des villages, ceux-ci ayant d’ailleurs été bâtis avant celles-là.

Elles se différencient par leur matériau de construction : calcaire ou granit ; par leurs clochers : carrés en Nontronnais, polygonaux vers le Limousin ; et leurs portails d’entrée.

Ballade au cœur de l’art roman :
 
Légèrement en marge du bourg, l’église de Saint Martial de Valette dessine un rectangle voûté d’un berceau brisé. Un triplet éclaire le cœur. La sculpture du portail est véritablement insolite.
Trois voussures plein cintre retombent sur des colonnettes à chapiteaux peu développés. Une archivolte à têtes- de-clou domine ces voussures, entièrement sculptées en méplat avec une certaine maladresse, d’éléments difficilement interprétables : lions, paons, chimères, serpents, chevaux, scorpion, homme sonnant du cor, personnages tenant l’un un bâton, l’autre un arrosoir. Au-dessus du portail, la corniche est posée sur dix-huit modillons sculptés de masques, de monstres, d’une tête de femme coiffée d’un bonnet à mentonnière, d’écus armoriés.

A deux pas du château de Puyfaiteau, le Petit-Saint-Martin, églisette romane généreusement restaurée, s’ouvre encore aux fidèles le jour de l’Ascension. Son clocher-mur, son portail aux trois voussures retombant sur des colonnettes, en font un des joyaux du Nontronnais. Au bas de l’église coulent encore deux fontaines où l’on venait jadis se laver pour guérir des rhumatismes, des maladies de seins et des problèmes de lactation. 
A Saint-Front-sur-Nizonne, l’église qui jouxte le cimetière, est en croix latine. Deux morceaux sont tout particulièrement à souligner dans vigoureuse architecture rustique : le clocher carré, posé au-dessus de la croisée  et décoré d’un étage d’arcs d’applique, suivant une coutume chère aux Nontronnais et surtout le portail qui montre, sous une archivolte, quatre voussures brisées retombant sur des colonnettes.
Pittoresque jusque dans leurs maladresses, les chapiteaux représentent : un homme nu à tête lunaire, une femme nue, une sirène tenant de ses deux mains ses deux queues, un monstre se faisant les dents sur du feuillage. Des esses, des oiseaux et des fleurs de lis agrémentent les tailloirs, les modillons de la corniche sont sculptés d’escargots, de barillets et de masques.
 

En face du château, l’église de Saint-Martin-le-Pin présente une nef à trois travées privée de sa voûte. L’avant-chœur, sous une coupole, porte le clocher de type nontronnais, avec étage d’arcs d’applique.
Le portail, roman, s’ouvre au sud de la nef. Ses trois voussures retombent sur des colonnettes et leurs faces verticales sont sculptées en méplat d’animaux, des dragons aux queues enroulées, d’un autre qui porte des seaux.
L’ensemble, dépourvu de sens logique, est traité avec un mélange de rêverie et de naïveté réaliste. 
 
Orientée à l’Est et insérée dans le tissu urbain, l’église et son rocher roman dominent la place du bourg de Lussas.
Dédiée à Saint-Etienne, elle est organisée selon le modèle « basilical » : une nef, sans collatéraux, précède un avant-chœur portant le clocher et ouvrant sur le chœur ponctué par l’abside.
Le portail, latéral, sans tympan, est composé d’une voussure brisée à quatre rouleaux en ressauts nervés surmontée d’une archivolte sculptée en pointe de diamant.
L’ensemble repose sur les tailloirs de quatre colonnettes engagées formant l’embrasure d’entrée. 
Hautefaye est un édifice roman très retouché à l’époque gothique puis largement restauré au XIXe  siècle, possédant une nef de deux travées voûtées d’ogives.
Le clocher repose sur le chœur. Son étage, du XIIe siècle, est orné sur chaque face de trois fausses baies en plein cintre.
Le second étage, du XVIIe siècle, est ouvert d’une baie plein cintre sur chaque face.
La façade conserve une corniche du XIIe siècle sur des modillons frustres.
Elle encadre entre deux contreforts biais un portail du XVe siècle à moulures prismatiques. 
 
La Chapelle Saint Robert appartenait jadis à un prieuré bénédictin bâti par la Chaise-Dieu, mais où toute vie conventuelle cessa dès le XVIe siècle. Son plan est cruciforme.
Sa nef de trois travées est voûtée d’un berceau et suivie d’un transept voûté.
Le chœur s’achève par une abside en hémicycle.
Les chapiteaux sont frustres ou très discrètement sculptés. Le clocher est de type nontronnais avec le traditionnel étage d’arcs d’applique.
La façade encadre de fausses baies son portail dont les voussures retombent sur des colonnettes à chapiteaux sculptés de palmettes, de gerbes de blé liées, de deux éléphants affrontés, les seuls que conserve le Périgord roman.

 

 

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Eté Actif en Périgord  Nontronnais - Equitation

Eté Actif en Périgord Nontronnais - Equitation

14h00 et 15h00 : accueil de groupes (enfants de 4 à 10 ans) avec pansage et balade en main de forêt de 45 min au total, 10 enfants maxi. 16:00 : balade d'une heure en forêt poneys et grands poneys...


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